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L'Agachon est souvent reconnue comme la méthode de chasse sous marine de loisir la plus efficace. Tous reconnaîtront qu'elle procure sensations intenses et osmose parfaite entre mer et chasseur.
Cette technique réclame maîtrise de l'apnée, patience, intuition, sens de l'observation, précision, réflexes et surtout persévérance. Elle représente un vrai duel entre l'homme et le poisson.
La descente dans les fonds marins se fait en toute discrétion (la tenue camouflage est de rigueur) et dans le silence le plus absolu. Donc retirer le tuba avant de faire votre canard afin d’éviter le bruit des bulles, s'équiper d'un bon lestage, maîtriser ses palmes, unir ses jambes, coller l'arbalète parallèle au corps, le tout dans l’unique but ne pas effrayer les futurs proies.
Une fois arrivé au niveau de profondeur souhaité, il faut dénicher une zone rocheuses, s'y dissimuler à plat, trouver la meilleure position (pas toujours évident), surtout dos au courant, l’utilisation de plombs de chevilles facilite le plaquage des palmes au fond et aide à se fondre dans l'environnement marin. Une combinaison chaude est préférable car cette technique de pêche est très statique et le froid se fait sentir rapidement. Il est recommandé de rendre le fusil le plus discret possible et toujours orienté dans l’axe du regard, la tête doit tourner en même temps que le fusil et le doigt déjà positionné sur la gâchette.
Puis l'attente commence... Le chasseur guette, observe, attend la proie, repère les indices qui annoncent l'arrivée d'un poisson. Quand tout à coup, au dessus du guetteur, surgit un poisson. Attention, ne jamais le regarder droit dans les yeux, il prendrait peur et s'enfuirait. Puis, tout n'est qu'une question de réflexes, on ajuste son arbalète, lentement, en douceur, et on tire ! Le tir se fait à la volée, avec un fusil de taille intermédiaire, soit 90cm - 100cm équipé d’une flèche tahitienne. L’utilisation d’un masque petit volume est intéressante afin d’éviter le décollement du masque par le courant (par exemple le masque Cressi Sub-Minima ).
La technique de la Coulée, tout comme l'Agachon, réclame discrétion, instinct, observation. Le but étant de descendre dans les profondeurs, approcher le plus prêt possible le poisson et de réussir à le mettre à porter de tir (pas toujours évident !). Elle se pratique en eau claire et profonde.
La Coulée permet de repérer le milieu marin, ce qui la rend complémentaire de l'Agachon. D'apparence simple, cette technique requiert une excellente maîtrise de son corps. En effet, la Coulée démarre au moment où le palmage de surface s'arrête et que le chasseur s'enfonce dans la mer, presque en planant, grâce à un bon lestage et à son corps. L’utilisation de palmes carbone, comme les nouvelles DESSAULT (force 1 et 2), et la combinaison Abysse 2000 (lisse à l'extérieure offrant ainsi une meilleure glisse et plus de chaleur) permettent d’obtenir une vitesse initiale importante donc une descente plus rapide.
Savoir maîtriser ses mouvements aide à garder sa trajectoire, à la modifier si nécessaire par une rotation et un écartement des palmes, à lutter contre les courants, le tout pour rester discret et ne pas effrayer les proies.
L’arbalète doit bien entendu se faire très discrète. Elle doit être longue, au moins 100 cm, et équipée en fil mono filament ou nylon pour un tire plus rapide. 2 solutions s'offrent au chasseur. Soit une arbalète pendant la descente, tenue parallèlement au corps, puis pointée lentement vers la cible au fur et à mesure qu'il s'en approche. Soit une arbalète, avec un bras tendu devant soit pendant la descente et doucement détendu quelques secondes avant de tirer. Dans les deux cas, pas facile ! Parfois, il est utile d'utiliser un moulinet fixé au fusil et des sandows puissants selon la taille des poissons et la profondeur.
On pourrait la comparer à une chasse au trésor, mais, sous-marine. On part dans les profondeurs, on explore, on observe, on recherche des indices, des repères... et si on a de la chance, de la pratique et « le sens de la pierre », on met la main sur le fabuleux trésor.
Le principe de cette chasse repose dans l'exploration de trous (et ce à n'importe quelle profondeur) afin d’en extirper les habitants. Les poissons choisissent failles, pierres et ragues, pour y vivre, s'y reproduire ou s'y réfugier en cas de danger. Ils évoluent autour, pour se nourrir par exemple, mais sans jamais réellement s'en éloigner. Il n'y a pas un type de pierre qui correspond à une race de poisson, mais à force d'observation on s'aperçoit que certaines races affectionnent certaines roches.
Le chasseur doit organiser ses recherches. Une fois sa pierre choisie, il l'aborde par le dessus (un baudrier ou un gilet plombé type OMER permet de placer le lestage vers les épaules et ainsi faciliter l’exploration de pierres, position tête en bas), jamais de face pour ne pas gâcher l'effet de surprise. Discrétion et maîtrise du mouvement sont de mise, EVITER LES PALMES TROP LONGUE OU TROP RAIDE (plus bruyantes) et un tuba souple est préférable ainsi qu’une combinaison souple (par exemple le nouveau modèle X TEND de chez DESSAULT).
Le moindre coup sur la roche, provoqué par l'arbalète ou par le simple frôlement d'une main, peut effrayer le poisson. Lorsque le plongeur trouve un bon trou, fructueux, il ne doit y pas revenir trop souvent au risque que les poissons ne déserte la pierre, et doit toujours laisser quelques occupants afin qu'ils s’y reproduisent et génèrent de futures proies pour de futures chasses.
L'intérieur des trous est très sombre, d’où la difficulté de passer en revu tous les recoins. Les yeux mettent du temps à s'accommoder à l'obscurité. C'est pourquoi, la pointe de la flèche doit être engagée, orientée dans le sens du regard, afin de ne pas manquer un éventuel tir d'instinct. Pour plus de maniabilité, il est préférable de s'équiper d'une arbalète courte, avec une poignée de couleur vive (pour la repérer si elle reste coincée au fond), de 50 à 75cm, munie d'une flèche entre les prises qui évite de faire fuir les autres occupants.
Parfois, l'exploration des trous peut devenir très délicate. Le chasseur peut être confronté à quelques petits imprévus, comme voir son tuba accroché à la roche, éprouver des difficultés à entrer ou sortir de la faille, avoir une flèche coincée dans la rague d’ou l’intérêt de s’équiper d’un moulinet au bras ou à la ceinture pour plus d’aisance du fusil et éviter ainsi de perdre sa proie, sa flèche ou son fusil. Il est donc recommandé d’avoir un déragueur pour extraire une flèche coincée ou la dague IMERSION, modèle ORPHIE avec déragueur sur la poignée, ou oublier son apnée à force d'acharnement. Autant de petites frayeurs qui rendent cette technique de chasse surprenante et enrichissante.
TABLEAU RECAPITUTLATIF STANDARD
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| Type de Chasse | Longueur Tube | Longueur Flèche | Diamètre Flèche | Longueur Sandow 16mm | Longueur Sandows 20mm |
| Ragueur | 50 | 75 | 6,5 mm | 13 | |
| Ragueur | 60 | 100 | 6,5 mm | 16 | 17 |
| Polyvalent | 75 | 115 | 6,5 mm | 19 | 21 |
| Polyvalent | 90 | 130 | 6,5 - 7 mm | 22 | 24 |
| Agachon + Coulée | 100 | 140 | 7 mm | 26 | 27 |
| Agachon + Coulée | 110 | 150 | 7 mm | 30 | 30 |
| Agachon + Coulée | 120 | 160 | 7 mm | 35 | 35 |
* les mesures sont exprimées en Centimètres
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